II. EVOLUTION
La nuit s’alourdit et s’obscurcit
Le ciel s’étourdit sans sursis
L’homme se saoule et danse
Sur le sol, en transe.
Pendant ces heures franches
La cadence pénètre par tranches
Nos souvenirs pour remettre à nos sens
L’innocence de l’enfance qui avance
Et se déhanche lourdement vers l’errance
A force du temps, l’essence de l’extravagance
L’attire et l’enivre
Elles s’accouplent et vibrent
Ainsi naît l’adolescence qu’il dribble.
A la quête d’être libre,
L’enfant choisit un plus gros calibre
Avec lequel sa conquête de la terre
Sera précipitée à la tête de l’adultère.
La lune verse à nouveau ses larmes
La ville cache ses horreurs dans ses voiles
De brouillards qui masquent le signal de l’alarme
Le noir, sans voir le fond du tiroir, dévoile
Le mal et le sang qu’on lui confie
Il faut croire que le calme est une arme de philosophie
Pouvant aux quatre vents dissiper le moment de défis
L’heure des terreurs
Pour qu’à jamais jaillissent la clarté de nos erreurs
Partir pour bâtir avec quelques billets
L’espoir d’un miroir qui nous fait briller
L’amour, toujours l’amour !
Crier par amour ;
Replié, le cœur est aussi, par amour, gaspillé,
Par un amour autre, qui ; pour briller, doit nous piller
L’amour, toujours l’amour !
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