I. TOURMENTS
La voiture s’enfonce dans les ténèbres
Dominés par les écorchures de l’éclair
A toute allure, le moteur célèbre
Sa puissance maîtresse pour distraire
Le jeune ambitieux qui s’y voit-
Doté du pouvoir des dieux, rois,
Et présidents noirs avec leurs privilèges-
S’engouffrant à tort dans quelques pièges.
A vingt ans tu veux être plus riche
Que ton père, te faire un salaire, tu t’en fiche
Si t’as un air sale à trente huit ans sans salaire
Telle une lumière-éclair sans bonheur, alcools brins galères
Qui peut sonder l’envie de parvenir ?
Ou compter dans la vie trahie par l’avenir
Avorté ? ; Sondez l’infini mal de subvenir
Un jour à dominer tous nos souvenirs
La perpétuelle vie tordue, dépourvue
De toute saveur, s’écoule fatalement en tortue.
Pourtant elle me tue et préserve ma mémoire
Elle me ressuscite et me torture tout un soir.
La vitesse d’une étoile filante éternelle qui flâne
L’ivresse d’un bonheur en averses passionnel qui plane
La finesse d’une douleur en cyclone démentielle qui profane
Empressent notre couleur douloureuse vers un intentionnel
Parcours aux indices falsifiés que tu enjamberas - T’en souviens tu ?
L’alcool, cette plaie qui perdure depuis le temps nu
Où tu m’as rendu esclave ; c’est sur un futur dépourvu
D'Identité que nous sommes tous reconnus
Inconnus au dos nu pareil à mon histoire
Ignorants dans l’innocence, appareils à tout croire
Les noirs et leurs travers ; les blancs avec leur faire savoir
Les traditions revisitées, éducation réfutée pour les avoir.
Seul face à toi, parleras-tu ? Il s’est tu.
L’espoir d’un amour germait, il se tue
Mon désespoir de tout à l’heure est une fleur
Demain, à tout heurt, tu seras en pleurs
Tu sauras à cette heure, le noir en sueur
Porte l’Espoir, la Victoire, la Gloire de sa Couleur
Ivre, libre, je te délivre
De tes livres, je te livre
Le gout de vivre. Le Calibre
Mettait l’équilibre, en gros
Mes mots écartent tes fibres
Très tôt. Mes maux piratent
Et vibrent dans ton âme libre
Je vous choque puis vous libère
Quand je me moque espères
Faire taire le roc qui a souffert
Enfin il s’incline en toute discipline
Le déclin ici devant la divine Beauté
D’une fine mine
De Messie dotée
De la médecine clandestine
L’insigne de la réconciliation brille
En moi, ô amis, je suis trop haut
Pour redescendre en vrille
Nous portons le signe chaud
Du soleil, on revient en cendres
Car le présent craint de fendre
La terre, sans comprendre
Que demain ne pourra le défendre
Devant le Temps des regrets
Qui, longtemps, cache le progrès
Vers quoi l’on tend, lâches malgré
Notre époque sentant cent degrés
D’une odeur de cadavres et de vaches
Mêlée au dépouillement sans relâches
Du continent ! Qu’est ce qui reste sans taches ?
On n’a plus de larmes. On ne veut pas d’armes.
On réclame une âme calme sans drames
Le calme aussi par le charme du mot ; la flamme
Ils proclament un sursis mais le temps mort a suffi !!!
Si mouS
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