mercredi 19 décembre 2018

DÉSILLUSIONS

IV. DÉSILLUSIONS







Je croyais avancer, et je courais
Alors qu'elle me broyait et tout mourrait
Il ne reste que ma mort dehors
Ici la vie dresse mes remords en or

La précipitation m'a tenté
La précision a manqué
La jeunesse a toujours tout rendu
Car la finesse si lourde s'est vendue

Le quotidien me dénie l'accalmie,
Les gens me renient, me calomnient
Ce rythme sans répit progresse
Impossible est le repli, il agresse

Chacun de mes pas qui s’affaissent
-Sous le poids des débats qui me confessent-
S’en va ! Il est grand temps que j’attende
Les Autres morts et les cordes qu'ils me tendent

J’en ai marre de courir en paix je veux me reposer
Être oublié pour secourir les fées en feu qui meurent sans pesée
Temps que je démarre l’ascension céleste pour que suivent
Pendant longtemps les décadents qui par accident poursuivent

Le Satan tentant, impénitent, content lors de chaque issue
De la matrice lumineuse- cachée par une lune fixe au dessus-
D’un vortex complexe pour qui une dune risque d’être déçue
Par son désir d’exercer sa face souillée par les illusions reçues

Nos Traces devront bientôt se croiser
Un face à face pour bâtir un futur repos

Ma Race attise la flamme qui incubera la glace

CHERCHÉ

III. CHERCHE


Le chemin balisé
Pour te hisser
Haut et très tôt
Au milieu du préau

Qu’est ce que j’ai à chercher ?
Ici et là bas dans la musique-
L’amour d’un jour perché
L’est pour toujours sans mimique.

C’est ma vie que tu écoutes
Et moi je la vis sur une route
Où roulent des boules que tu redoutes

L’amour-sous toutes ses formes- doute
Avec ses doux attraits, déroute.

Que courre l’espoir trop lourd
Au cours de la route dissoute
Beaucoup louent ce désir qui écoute
Mais, il se joue de nous, se faisant sourd

Ainsi, chaque jour, depuis toujours
La fleur, en toute harmonie ;
Suite aux secrètes cérémonies,
Prends vie sur terre- toute belle-
Elle martèle nos sens de mortels.

Elle charme par sa bleutée
On la condamne par cruauté
Son parfum s’attache à notre attention
Et d’aucuns l’arrachent sa respiration

Est-ce par amour de destruction ?
Ou est-ce l’amour qui est destruction ?
Le bonheur ; le tien, doit-il faire obstruction
A la bonne évolution d’autrui en construction ?

Si je meurs, je meurs
En fleur- affolée par vos pleurs-
Sais-tu qu’elle a donné sa sueur
Pour plaire ? Pourquoi lui répands-tu ta fureur ?

ÉVOLUTION

II. EVOLUTION

La nuit s’alourdit et s’obscurcit
Le ciel s’étourdit sans sursis
L’homme se saoule et danse
Sur le sol, en transe.

Pendant ces heures franches
La cadence pénètre par tranches

Nos souvenirs pour remettre à nos sens
L’innocence de l’enfance  qui avance
Et se déhanche lourdement vers l’errance
A force du temps, l’essence de l’extravagance

L’attire et l’enivre
Elles s’accouplent et vibrent
Ainsi naît l’adolescence qu’il dribble.

A la quête d’être libre,
L’enfant choisit un plus gros calibre
Avec lequel sa conquête de la terre
Sera précipitée à la tête de l’adultère.

La lune verse à nouveau ses larmes
La ville cache ses horreurs dans ses voiles
De brouillards qui masquent le signal de l’alarme
Le noir, sans voir le fond du tiroir, dévoile
Le mal et le sang qu’on lui confie
Il faut croire que le calme est une arme de philosophie
Pouvant aux quatre vents dissiper le moment de défis
L’heure des terreurs
Pour qu’à jamais jaillissent la clarté de nos erreurs

Partir pour bâtir avec quelques billets
L’espoir d’un miroir qui nous fait briller
L’amour, toujours l’amour !
Crier par amour ;
Replié, le cœur est aussi, par amour, gaspillé,
Par un amour autre, qui ; pour briller, doit nous piller
                      
 L’amour, toujours l’amour !

TOURMENTS

I. TOURMENTS



La voiture s’enfonce dans les ténèbres
Dominés par les écorchures de l’éclair
A toute allure, le moteur célèbre
Sa puissance maîtresse pour distraire

Le jeune ambitieux qui s’y voit-
Doté du pouvoir des dieux, rois,
Et présidents noirs avec leurs privilèges-
S’engouffrant à tort dans quelques pièges.

A vingt ans tu veux être plus riche
Que ton père, te faire un salaire, tu t’en fiche
Si t’as un air sale à trente huit ans sans salaire
Telle une lumière-éclair  sans bonheur, alcools brins galères

Qui peut sonder l’envie de parvenir ?
Ou compter dans la vie trahie par l’avenir
Avorté ? ; Sondez l’infini mal de subvenir
Un jour à dominer tous nos souvenirs

La perpétuelle vie tordue, dépourvue
De toute saveur, s’écoule fatalement en tortue.
Pourtant elle me tue et préserve ma mémoire
Elle me ressuscite et me torture tout un soir.

La vitesse d’une étoile filante éternelle qui flâne
L’ivresse d’un bonheur en averses passionnel qui plane
La finesse d’une douleur en cyclone démentielle qui profane
Empressent notre couleur douloureuse vers un intentionnel

Parcours aux indices falsifiés que tu enjamberas - T’en souviens tu ?
L’alcool, cette plaie qui perdure depuis le temps nu
Où tu m’as rendu esclave ; c’est sur un futur dépourvu
D'Identité que nous sommes tous reconnus

Inconnus au dos nu pareil à mon histoire
Ignorants dans l’innocence, appareils à tout croire
Les noirs et leurs travers ; les blancs avec leur faire savoir
Les traditions revisitées, éducation réfutée pour les avoir.

Seul face à toi, parleras-tu ? Il s’est tu.
L’espoir d’un amour germait, il se tue
Mon désespoir de tout à l’heure est une fleur
Demain, à tout heurt, tu seras en pleurs

Tu sauras à cette heure, le noir en sueur
Porte l’Espoir, la Victoire, la Gloire de sa Couleur
Ivre, libre, je te délivre
De tes livres, je te livre

Le gout de vivre. Le Calibre
Mettait l’équilibre, en gros
Mes mots écartent tes fibres
Très tôt. Mes maux piratent
Et vibrent dans ton âme libre

Je vous choque puis vous libère
Quand je me moque espères
Faire taire le roc qui a souffert

Enfin il s’incline en toute discipline
Le déclin ici devant la divine Beauté
D’une fine mine
De Messie dotée
De la médecine clandestine

L’insigne de la réconciliation brille
En moi, ô amis, je suis trop haut
Pour redescendre en vrille
Nous portons le signe chaud
Du soleil, on revient en cendres
Car le présent craint de fendre
La terre, sans comprendre
Que demain ne pourra le défendre

Devant le Temps des regrets
Qui, longtemps, cache le progrès
Vers quoi l’on tend, lâches malgré
Notre époque sentant cent degrés

D’une odeur de cadavres et de vaches
Mêlée au dépouillement sans relâches
Du continent ! Qu’est ce qui reste sans taches ?  

On n’a plus de larmes. On ne veut pas d’armes.
On réclame une âme calme sans drames
Le calme aussi par le charme du mot ; la flamme
Ils proclament un sursis mais le temps mort a suffi !!!
Si mouS
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